Découvrir la voile

Envie de vous lancer ?

Invitée à naviguer ?

Peur d'avoir le mal de mer ?

C'est plus facile qu'il n'y parait, et vous serez bien accueillie en tant que femme.

Débutante

Les grandes peurs

Vous n'avez jamais navigué : par où commencer sans se perdre ?

Il y en a plein de bonnes façons de se lancer en voile, et plusieurs peuvent vous convenir.

En simplifiant, vous avez trois portes d'entrée principales.

La première, c'est le stage en école de voile : encadrement professionnel, progression garantie, environnement sécurisé. C'est la voie la plus structurée, idéale si vous aimez apprendre avec des bases solides. La Fédération Française de Voile répertorie les écoles agréées partout en France.

La deuxième, c'est de naviguer avec un particulier, invitée ou en co-navigation. En co-navigation vous rejoignez l'équipage d'un propriétaire de bateau. Vous apprenez sur le tas, en vrai, avec de vraies personnes. C'est souvent plus vivant et les femmes y sont très bien accueillies.

La troisième, c'est la croisière encadrée : vous vous immergez dans la vie à bord avec un skipper professionnel qui assure la sécurité pendant que vous observez, participez et prenez vos repères à votre rythme. Ambiance vacances, moins d'apprentissage et plus de détente.

Pas de diplômes obligatoires, pas de parcours imposé. Commencez là où vous vous sentez à l'aise, et avancez à votre rythme.

Peur d'avoir le mal de mer ? Ne vous laissez pas bloquer par cette idée

Le mal de mer, c'est souvent la première raison invoquée pour ne pas se lancer, ou pour ne pas revenir après une expérience désagréable.

Tout le monde peut être touché, mais une seule fois par séjour, et pas forcément.

C'est la première bonne nouvelle : en général, on n'a le mal de mer qu'une fois et une fois passé ce cap, on dit qu'on est "amarinée". Le corps s'habitue, l'oreille interne prend ses repères, et les sensations désagréables ne reviennent pas.

Et être sujette au mal des transports ne prédit pas forcément le mal de mer, les deux ne vont pas toujours ensemble.

Repérez les premiers signes.

Le mal de mer ne commence pas toujours par une nausée franche. Souvent, les premiers signaux sont des bâillements, une fatigue diffuse, une envie de rien. On est en général dans le déni à ce stade mais c'est précisément le bon moment pour agir, avant que ça ne s'installe vraiment.

Ce qui aggrave la situation et qu'on peut éviter.

Certains déclencheurs sont bien connus : lire à bord (y compris sur son téléphone), descendre chercher quelque chose à l'intérieur du bateau pendant la navigation, chercher quelque chose dans un coffre. La houle de côté est particulièrement redoutable, tout comme les odeurs de gas-oil par vent arrière.
L'alcool de la veille, la peur, une insolation ou le froid fragilisent aussi. Beaucoup de ces facteurs se contrôlent et un bon chef de bord les anticipera pour vous.

Si ça arrive malgré tout.

Une fois la crise installée, inutile de lutter. Prévenez le chef de bord, allongez-vous dans le cockpit ou fixez l'horizon. SI vous faites du yoga ou de la méditation, c'est le moment de pratiquer vos exercices respiratoires. Dormir fait passer le mal de mer. Boire un peu d'eau, (bien) mâcher un morceau de pain, rester à l'air libre, voilà les gestes utiles. Détail pratique, en général on ne vomit pas par-dessus bord, pour éviter de tomber à l'eau, mais dans un seau qu'on vide ensuite par-dessus bord.Le reste, c'est attendre. Ça ne dure pas.

Et les médicaments ?

Ils ne sont pas obligatoires, mais ils sont efficaces, surtout en prévention. Si vous êtes vraiment inquiète pour une première sortie, prenez-les avant de partir, avant les premières manœuvres au port. Votre pharmacien vous conseillera.

Les bracelets anti-nausée, en revanche, ont une efficacité très limitée, par expérience, ne comptez pas dessus.

La chose la plus importante à retenir.

Une mauvaise première expérience ne signifie pas que la voile n'est pas pour vous. Le corps apprend, s'adapte, s'amarine. Ce qui compte, c'est de choisir une nouvelle sortie dans de bonnes conditions, courte, bien préparée, avec quelqu'un d'attentif.

Invitée à bord : c'est risqué ?

Embarquer avec un inconnu : comment assurer sa sécurité ?

Pour les femmes, la première expérience de navigation commence souvent par une invitation, quelle soit amicale ou galante. Elles sont aussi les premières à pratiquer la co-navigation avec des propriétaires qui sont majoritairement des hommes.

La question de la sécurité se pose, et elle est parfaitement légitime, côté relation hommes-femmes ET côté navigation.

Côté "cœur", dans la très grande majorité, les propriétaires de bateaux qui recherchent des équipières sont clairs sur ce qu'ils cherchent : quelqu'un avec qui naviguer ou une aventure amoureuse (et pourquoi pas). Il y a très peu de situations douteuses ou dangereuses, les mauvaises expériences existent, mais elles sont l'exception. Pour éviter les malentendus, le plus simple est d'e mettre au clair la nature de l'invitation. Si besoin, pour vous sentir plus à l'aise, choisissez des embarquements avec d'autres équipiers plutôt qu'en tête-à-tête.

Côté navigation, ce qui est important, c'est la préparation de la sortie en mer. Avant d'accepter un embarquement, quelques réflexes simples : vérifier que la personne a des références ou un profil certifié sur une plateforme sérieuse si vous ne la connaissez pas, échanger par téléphone ou en vidéo avant de vous engager, être claire sur le projet de navigation (destination, durée, répartition des frais).

À bord, d'autres signaux comptent : l'état du bateau (propreté, entretien), de votre couchette et de l'espace de toilette (très révélateur), et surtout votre instinct. Si quelque chose ne vous convient pas avant le départ, vous avez toujours le droit de débarquer, poliment mais sûrement. Ceci posé, gardez en tête qu'une invitation ou une co-navigation est une porte d'entrée naturelle et authentique dans le monde de la voile. Elle se prépare simplement, comme n'importe quelle rencontre.

Comment je me prépare ?

Le sac

Un sac souple, pliable, qui se glisse dans un coffre ou sous une couchette. C'est la règle numéro un. Les valises rigides n'ont pas leur place à bord (sauf sur les gros catamarans qui sont de véritables hôtels flottants)

Les vêtements

Tout dépend du climat. En zone tempérée, pensez polaires, pantalon confortable, veste coupe-vent étanche, sous-vêtements thermiques (sous-pull et collant), tee-shirts respirant, bonnet, pyjama chaud.
Demandez avant de partir si une veste de quart et un pantalon de quart sont disponibles à bord, ce sont des équipements encombrants qui peuvent se prêter (attention à la taille si vous êtes un petit gabarit).

En zone chaude, une polaire pour le soir et l'avion, des shorts ou bermudas longs, des hauts plus ou moins couvrants selon votre tolérance au soleil, des paréos qui servent à tout. Prévoyez aussi une ou deux tenues pour le restaurant ou les soirées à quai, quelque chose qui ne se froisse pas et se roule facilement.

Dans tous les cas : des sous-vêtements confortables en grande quantité. C'est toujours ce qui manque.

Les chaussures

Des chaussures de bateau ou des baskets propres à semelles blanches, impératif pour ne pas abîmer le pont. Des gants de voile ou mitaines si vous participez aux manœuvres. Une casquette, un chapeau ou un bonnet selon la saison.

Vos lunettes de soleil avec un cordon pour ne pas les perdre à la mer. Si vous portez des verres correcteurs, pensez aux solaires de vue ou aux lentilles.

Soleil et baignade

Deux maillots de bain minimum pour alterner et pas rester dans un maillot humide. Un tee-shirt de baignade en zone tropicale. Une ou deux serviettes microfibre, qui supportent bien le sel, sèchent vite et prennent peu de place. La crème solaire en quantité. Et si vous ne l'avez pas encore : un masque de plongée et un tuba. C'est l'investissement qui transforme chaque mouillage en expérience de snorkeling;

Le bric-à-brac indispensable

Documents d'identité (obligatoires en théorie). Trousse de toilette légère avec une petite serviette de toilette et un gant. Chargeurs USB et batterie portable. Il n'y a du 220V à bord que lorsque le bateau est à quai, pour les éventuels fers à lisser, etc. Gourde ou bouteille solide (pas en verre). Quelques snacks emballés pour patienter quand le repas tarde. Un sac étanche pour protéger téléphone et documents lors des transferts en annexe.

Pour les nuits : un masque de nuit et des bouchons d'oreilles si vous êtes sensible aux bruits (surtout au port avec des voisins). Une lampe frontale, pratique pour se déplacer la nuit sans allumer tout le bateau. Un livre, un jeu de cartes, un casque audio pour vos moments d'isolement.

Renseignez-vous sur la literie disponible à bord. Selon le bateau, il faudra apporter ses draps, taie d'oreiller, voire un sac de couchage.

Médicaments et prévention

Les médicaments contre le mal de mer (à prendre dès les premiers signes, voire en préventif si vous savez que vous y êtes sensible). Anti-moustiques si vous naviguez dans des zones concernées. Vos médicaments habituels en quantité suffisante.

Si vous êtes invitée

Ne venez pas les mains vides. Un cadeau, une bouteille, quelque chose à partager, c'est comme être invitée chez quelqu'un.
Demandez avant ce qui serait utile : chaque bateau a ses besoins, et certains produits sont introuvables là où vous allez naviguer

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